Hier, en commission Égalité des chances au Parlement bruxellois, le Conseil bruxellois pour l’élimination du racisme a présenté son avis d’initiative de début de législature.
Pas une seule mention du racisme anti-asiatique. Ni dans l’avis. Ni lors de l’audition.
Un silence total.
Ce silence est d’autant plus troublant qu’au même moment, un ministre français a pu utiliser une expression d’une violence inacceptable : « Casser la gueule aux Chinois ! » même présentée a posteriori comme une métaphore économique.
Les mots ont un poids.
Et lorsqu’ils viennent de responsables publics, ils comptent encore davantage.
Je ne pouvais pas rester silencieuse.
J’ai dénoncé une invisibilisation et une banalisation inacceptables du racisme anti-asiatique.
Cette forme de racisme n’est ni nommée, ni analysée, ni intégrée dans les recommandations.
Et, fait tout aussi interpellant, aucun autre député ne l’a évoquée non plus.
Pourtant, ce racisme existe à Bruxelles.
Il est réel, mais largement sous-déclaré.
Le racisme n’a pas de hiérarchie.
La lutte contre le racisme ne devrait pas en avoir non plus.

