Budget 2026 acordé à la COCOF

Vendredi dernier, en commission des affaires générales de la COCOF, le ministre Boris Dilliès a présenté les grandes orientations de son budget 2026 en matière d’enseignement, de formation professionnelle, de transports scolaires, d’infrastructures sportives et de tourisme.

À cette occasion, je suis intervenue pour rappeler un point essentiel : après une longue période marquée par les douzièmes provisoires, il était indispensable de redonner de la visibilité, de la cohérence et des moyens d’action à des politiques qui touchent directement le quotidien des Bruxellois francophones. Ce budget 2026 permet justement de remettre des priorités claires au cœur de l’action publique.

Formation, enseignement, accompagnement des publics fragilisés, transport scolaire : il fait le choix d’investir là où cela peut produire des effets concrets et utiles. J’ai particulièrement insisté sur la formation professionnelle, qui reste à mes yeux un levier majeur d’émancipation et d’accès à l’emploi à Bruxelles.

Avec 92 millions d’euros mobilisés, ce budget permet de soutenir l’insertion socio-professionnelle, de renforcer l’alternance et de mieux reconnaître les compétences acquises sur le terrain. Je l’ai rappelé en commission : « L’alternance est le chemin le plus court vers l’emploi dans les métiers en pénurie. »

J’ai également salué plusieurs avancées importantes pour l’enseignement francophone bruxellois : un meilleur accompagnement des élèves en difficulté, une attention renforcée aux jeunes en situation de précarité, l’extension de l’offre pour les élèves en situation de handicap, ainsi qu’une stratégie numérique pensée avec intelligence. Car « l’équipement numérique ne suffit pas ; tout dépend de l’humain et de l’accompagnement des équipes pédagogiques. »

Sur le transport scolaire, j’ai tenu à rappeler qu’il ne s’agit pas d’un sujet secondaire. Pour de nombreuses familles, en particulier dans l’enseignement spécialisé, il s’agit d’un service essentiel. Une meilleure organisation, des outils de géolocalisation, une gestion plus proche du terrain et la professionnalisation des accompagnateurs doivent permettre d’apporter des réponses plus fiables, plus humaines et plus respectueuses des réalités vécues au quotidien.

Au fond, j’ai défendu une idée simple : un budget utile est un budget qui répond à des besoins concrets. Un budget qui soutient l’autonomie par l’emploi, qui lutte contre le décrochage, qui accompagne les familles et qui améliore la qualité des services publics là où ils sont le plus attendus.

C’est dans cet esprit que j’ai conclu mon intervention : « Ce budget 2026 n’est pas seulement un document comptable, c’est un acte de réparation sociale. » Un acte de réparation sociale, parce qu’il redonne des perspectives à celles et ceux qui veulent avancer. Parce qu’il soutient les plus fragiles. Parce qu’il renforce l’accompagnement des élèves et des familles. Et parce qu’il remet l’action publique au service de solutions concrètes pour les Bruxellois francophones.