coopération entre hôpitaux bruxellois dans la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux

Angelina Chan

Dans une réponse antérieure, vous indiquiez que des réflexions étaient en cours entre les hôpitaux bruxellois afin d’optimiser leurs collaborations, notamment dans le domaine de la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Cette coordination interhospitalière est pourtant essentielle pour assurer une prise en charge rapide et efficace des patients, en particulier lorsqu’un transfert vers un « stroke center S2 » s’avère nécessaire.

Il me revient aussi que tous les hôpitaux bruxellois ne disposent pas des mêmes équipements d’imagerie médicale, ni des mêmes logiciels ou protocoles techniques, ce qui peut entraîner des retards dans le diagnostic ou la transmission des images lors des transferts. Ces différences d’équipement et d’interopérabilité peuvent avoir un impact direct sur la qualité et la rapidité de la prise en charge des patients victimes d’un AVC.

  1. Quelles formes de coopération ont concrètement été mises en œuvre entre les hôpitaux bruxellois en matière de prise en charge des AVC depuis votre dernière réponse ? Ces collaborations incluent-elles un travail d’harmonisation des protocoles diagnostiques et d’imagerie médicale ?
  2. Des procédures communes ont-elles été établies pour accélérer les transferts entre hôpitaux lors des AVC nécessitant une intervention invasive ?
  3. Les collaborations concernent-elles également les hôpitaux privés ou se limitent-elles au réseau public ?
  4. Enfin, comment ces coopérations sont-elles évaluées en termes d’efficacité clinique et d’impact sur la rapidité de la prise en charge ?

réponse :

Elke Van den Brandt et Alain Maron, membres du Collège réuni chargés de l’Action sociale et de la Santé (question n°148)

QUESTION 1

Chaque hôpital général doit avoir un protocole AVC.
Le service contrôle de la Direction Contrôle de Vivalis vérifie le contenu de ce protocole pour voir s’il correspond aux normes, ce qui implique donc une harmonisation.

AR 23/10/1964 annexes Art. N1 annexe
A III Normes organisationnelles °16 -protocole soins aux victimes d’AVC 16°
Tout hôpital général approuve, après concertation pluridisciplinaire au sein de l’établissement, un protocole pour les soins de l’accident vasculaire cérébral (AVC) contenant les grandes lignes de la prise en charge spécifique des patients souffrant d’insuffisance cérébrovasculaire aiguë.

Ce protocole traite en particulier :
1° de la première prise en charge spécifique des patients souffrant d’insuffisance cérébrovasculaire aiguë;
2° des modalités relatives à l’orientation des patients;
3° le cas échéant, de la prise en charge des patients souffrant d’insuffisance cérébrovasculaire aiguë dans la phase post-aiguë et la phase de revalidation.

Pour évaluer un AVC, il faut avoir un CT scan (computed tomography scan). Un appareil de ce type est disponible dans chaque hôpital général bicommunautaire sur leur(s) site(s) aigu(s).

QUESTION 2

Quatre hôpitaux bicommunautaires (CHU Saint-Pierre, CDLE, HIZ et CHU Brugmann) sont agréés pour un programme de soins AVC de base.

Chaque hôpital bicommunautaire a l’obligation légale d’avoir sur son site une stroke unit (Clinique neurovasculaire) et de faire partie d’un réseau AVC. Dans chaque réseau AVC, se retrouve un centre AVC_S2 pour des interventions invasives.

Par exemple, les Cliniques de l’Europe collabore avec St Luc qui est agréé comme centre AVC_S2.

QUESTION 3

Les collaborations ne tiennent pas compte du fait que l’hôpital est privé ou public. Par ailleurs, seuls les hôpitaux universitaires sont agréés comme centres AVC_S2 à BXL.

QUESTION 4

L’évaluation de ces coopérations en termes d’efficacité clinique et au niveau de l’impact sur la rapidité de la prise en charge n’est pas faite par notre administration. Cela relève en effet du niveau fédéral.